Boutique Vivre en Yoga Boutique Vivre en yoga

Yoga et sexualité : la douleur

Par  |  1 commentaire


Les apprentissages que l’on fait dans notre pratique de yoga peuvent se transférer à la sexualité. En prendre conscience peut nous permettre de les intégrer et de les ancrer.

On the mat (yoga)

Si le respect des limites est un thème central au yoga, le dépassement de soi peut aussi avoir sa place. Par un jeu subtil de nuances, en s’efforçant de faire preuve de pleine conscience, on arrive à explorer la zone entre le confort et l’inconfort. Si les effets positifs de repousser doucement ses limites ne sont plus à prouver, une certitude subsiste, la douleur n’a pas sa place dans une pratique de yoga. Si se dépasser peut être fort agréable, à aucun moment il n’est indiqué d’endurer la douleur. Lorsqu’elle surgit, peu importe la cause, ce n’est plus le temps d’accueillir l’inconfort et de vivre l’instant présent, c’est le temps de s’arrêter. Même si le vide que cause l’absence d’une pratique de yoga peut être difficile à vivre, c’est à ça qu’il faut s’ouvrir, c’est ce moment présent qu’il faut accueillir.

Off the mat

Dans les relations amoureuses (et souvent interpersonnelles au sens large) on a souvent l’impression qu’il faut souffrir pour accéder au bonheur. Un peu comme dans les contes de fées, il faut être séparé de l’être aimé, vaincre la méchante sorcière, affronter des dragons etc. pour mériter sa « fin heureuse ». Si une relation de couple (ou tout autre dérivé) peut causer de l’inconfort et nous obliger à nous repositionner, à nous accueillir dans de nouvelles situations, quand la douleur se pointe le bout du nez, quand on souffre, on doit s’arrêter et prendre soins de nous.

On the mat (Au lit)

Bien évidemment, au lit aussi, la douleur n’a pas sa place. Pas même juste un peu. Il se peut que certains inconforts se glissent dans certains jeux qu’on aura choisis en toute conscience. Mais quand le corps fait mal et/ou que l’âme et le coeur cessent de sourire, il est temps de s’arrêter.

La douleur est un système d’alarme dont dispose le corps pour signifier clairement une limite. Si un léger inconfort peut nous signifier qu’on est en train de se dépasser, quand on a mal, c’est signe incontestable qu’il est temps de s’arrêter et de prendre le temps de s’observer dans cette pause. Peu importe l’ampleur du défi que ça comporte.

Geneviève Labelle est sexologue, intervenante sociale et animatrice de cours prénataux. Depuis 2003, elle offre aux parents, ainsi qu’aux intervenants des milieux périnatal, préscolaire, scolaire et communautaire, des ateliers sur la sexualité qui permettent d’acquérir de nouvelles connaissances, d’alimenter la réflexion, de comprendre le développement sexuel et de réfléchir sur soi. Diplômée de l’UQAM à la maîtrise en sexologie clinique, elle propose des services de sexothérapie à la clinique Émergence Santé située à Montréal ainsi qu’à Eastman. Geneviève est une passionnée de la sexualité humaine, en plus d’avoir développé une grande habileté en animation et en intervention auprès de diverses clientèles. Son approche démystifie certains aspects de la sexualité et facilite la route qui mène à une expérience enrichissante et débordante de satisfaction.

1 commentaire

  1. Pingback: Yoga et sexualité : la douleur | WomenZine

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *