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Un indispensable dans mon garde-manger: la suite

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Puisque vous appréciez, chères lectrices et chers lecteurs, ces incursions dans mon garde-manger, permettez-moi encore une fois de prolonger l’enthousiasme en vous présentant une beauté exotique que tout le monde pense connaître, mais qui peut révéler, en cuisine, des secrets bien cachés : la noix de cajou.

« Hein? » me direz-vous. « Des cajous? Elle veut nous parler, le temps d’un billet, de cajous comme ceux qu’on achète en petite boite, à l’épicerie, et enduits de sel et d’huile hydrogénée? » Non, pas tout à fait. Au naturel, cette belle amie recèle bien des mystères et ce n’est que depuis quelques années seulement que j’apprends à mieux la connaître, autrement qu’entourée d’arachides et d’amandes dans une boite de Planters.

Qui est-elle?

D’origine du Brésil, cette petite noix est également cultivée en Inde et en Afrique. Notre beauté pousse sous un faux fruit, qui s’appelle une pomme de cajou. C’est très joli, en fait. Cette pomme, utilisée surtout en jus ou en confiture, ressemble à une drôle de courgette. Je viens d’apprendre qu’elle est également utilisée comme un puissant antimoustique naturel. J’aimerais bien en cultiver. Dommage! L’anacardier, son arbre, ne supporterait pas le froid de notre étrange province. Pas de chance! Bref, la noix est séparée de sa pomme à la cueillette, puis elle est séchée à l’ombre quelques jours avant d’être écalée. J’aime savoir d’où provient ce que je mange et chaque fois, je suis surprise du processus compliqué entourant la culture, la cueillette et la préparation. Êtes-vous comme moi?

Bienfaits

« Mon régime ne me permet pas de manger la noix de cajou ». Qu’en est-il réellement? Cette petite noix est riche en cuivre (un ami de notre système cardio-vasculaire), en magnésium (un antistress par excellence!), en manganèse (un minéral vital, ennemi du fameux SPM, note à moi-même), en phosphore (l’ami de nos os et du cerveau), en zinc (l’allié de l’immunité et de la cicatrisation), le précieux fer pour les femmes et elle est gorgée de vitamines (E, K, B). Sa haute teneur en protéines et en fibres rend cette petite merveille totalement irrésistible.

La nature ne cessera jamais de m’impressionner : il est scientifiquement prouvé que le cajou soulage la dépression. De petites pilules du bonheur produites par Dame Nature! Le tryptophane qu’elle contient (1000 à 2000 mg pour une poignée de noix) stimule la synthèse de la sérotonine, ce neurotransmetteur de l’humeur. Évidemment, sa concentration en magnésium aide aussi beaucoup.

Certes, elle est riche en gras. Cependant, consolons-nous : ses bons gras réduisent le taux de mauvais cholestérol et le risque de maladies cardiaques. Mieux encore, les graisses mono-insaturées des noix, dont notre petit cajou, sont les alliées des diabétiques. Personnellement, en ayant une alimentation variée et très gourmande, et en utilisant la noix de cajou (et autres amies) plusieurs fois par semaine, mon taux adipeux n’a pas vraiment augmenté. Je crois que les mots clés sont variété et modération et surtout le type d’aliment que nous mangeons. Les mets préparés à la maison, avec amour, et les plats industriels sont deux mondes différents.

Polyvalence en cuisine

Parenthèse : Étant gourmande de nature, je favorise le plaisir des papilles bien avant les qualités nutritives des aliments. Ceux qui me connaissent seront surpris. Je préfère le chemin du cœur et de l’amusement à celui de la raison. À bien y penser, les deux se rejoignent. Il m’a fallu cependant plusieurs décennies pour m’en apercevoir.

En travaillant énormément sur moi depuis plusieurs années, donc en transformant mon énergie vitale par le yoga, la méditation et le reiki, les modifications de mes habitudes de vie se sont faites en douceur, sans tracas, et de façon étonnamment fluide. Très honnêtement, aucune idée concrète de changement ne s’était manifestée en moi, aucun désir urgent de repenser mon garde-manger. Je changeais, point. J’avançais sur un chemin qui correspondait tout à fait à qui j’étais, à mon chemin de vie, au fur et à mesure que ma transformation s’opérait (et elle s’opère encore). Les membres de ma famille n’ont pas eu le choix de suivre, puisque je suis la cuisinière de ce que j’appelle mon restaurant familial. Contrairement à mon attente, ils ne s’en plaignent pas et clament mes petits plats à grands cris de joie. Et, oh bonheur, je les surprends même à vouloir parfois mettre la main à la pâte et remarquer que les plats au restaurant sont moins savoureux et colorés qu’à la maison.

Je suis donc passée, en quelques années, de la fille qui se gavait de burgers au porc, de briques de fromage laitier et de sacs de lait achetés en quantité industrielle chez Costco à la cuisinière réfléchie qui congèle ses galettes de haricots (on aime encore les burgers, mais différemment) et qui fabrique son fromage à base de lait de soya, de tofu ou de noix. Celle qui détestait le tofu par ignorance déguste maintenant son tofu bio consciencieusement apprêté, le cœur réjoui et le sourire aux lèvres. Et à ceux qui sont persuadés que je mange de la salade 3 fois par jour, 7 jours par semaine et qui s’inquiètent de mon apport en protéines, en fer et en calcium, je leur réponds : venez faire un tour dans ma cuisine. Fin de la parenthèse.

Donc, l’amatrice de cajou salé et huileux acheté en épicerie s’est délicatement transformée en une experte ès cajou. Car à part plonger la main dans un sac bien huileux durant un film captivant ou durant votre soirée de BINGO, il existe des dizaines de façons d’apprêter et d’apprécier les cajous.

Chez moi, cette petite noix n’est plus l’aliment culpabilisant qui nourrira l’apparence de mon fessier. Au contraire! Cette petite merveille de la nature est devenue, au fil de ma transformation, un aliment de base chez moi, au même titre que la farine et le sucre. J’adore les rôtir à la poêle et les servir entiers ou concassés sur de nombreux pats. Cependant, je ne me limite plus à cette seule utilisation.

Friande que j’étais des produits laitiers, la noix de cajou en est une parfaite remplaçante. Elle excelle dans ce rôle par son côté à la fois crémeux et sucré. Bien apprêtée, et à la condition, bien certainement, de n’en être pas allergique, elle peut passer complètement inaperçue. Aux personnes qui clament qu’elles n’aiment pas les noix, offrez-leur ces recettes. Et ne dites pas un mot! Ça sera notre secret.

Truc de pro 

L’idéal, bien entendu, est de posséder un mélangeur haute vitesse. Pas de panique si vous n’en avez pas. Le secret est de faire tremper les noix dans de l’eau durant au moins 4 heures, idéalement toute la nuit, pour les rendre plus tendres. Ensuite, il faut s’armer de patience, car réduire les noix en crème lisse peut exiger parfois plusieurs minutes. Mais je vous assure que le résultat en vaut le coup.

Et maintenant… les recettes!

Je ne vous ferai pas attendre plus longtemps. Voici quelques recettes que j’aime bien et que vous trouverez également en quelques clics de souris. Quelques minutes de recherches suffisent pour découvrir qu’un monde différent existe, et fort gourmand, et que nous le devons à cette petite noix des cieux.

 

Lait de cajou maison

Idéal servi avec la recette de lait d’or présentée il y a deux mois.

Pour la réaliser, il vous faut :

  • Une tasse de noix de cajou non rôties, non salées
  • 5 tasses d’eau fraiche
  • 1 pincée de sel
  • Une datte medjool ou un peu de sirop d’érable

Procédure :

  • Les noix de cajou doivent tremper quelques heures ou toute la nuit. Jetez l’eau de trempage.
  • Réduisez tous les ingrédients dans un mélangeur haute vitesse. Si vous ne possédez pas de mélangeur haute vitesse, utilisez votre mélangeur régulier et filtrez le mélange dans une passoire ou une étamine.

Ce lait se conserve une semaine au réfrigérateur. Il est possible également de le sucrer à son gout, d’y ajouter un peu de vanille et de le réduire au mélangeur avec des fraises pour en faire un lait frappé. Un pur délice.

 

Salade grecque (ma préférée!)

Cette salade est inspirée d’Isa Chandra, la reine incontestée de la cuisine végétalienne. Vous trouverez bon nombre de ses recettes sur le web. Elle est également l’auteure de plusieurs livres gourmands très inspirants. Je ne m’en lasse jamais.

Pour le fromage :

  • 1 tasse de noix de cajou non rôties, non salées
  • 2 cuillères à table d’huile d’olive
  • 2 cuillères à table ou plus de jus de citron
  • 2 cuillères à table de vinaigre de vin, blanc ou rouge
  • 2 cuillères à thé d’origan séché
  • 1/8 de cuillère à thé de sel
  • Poivre noir fraichement moulu

Pour la salade :

  • 2 têtes de romaine
  • Des tomates cerises ou en dés, environ 2 tasses
  • 1 concombre en dés
  • ½ tasse d’oignon rouge
  • 1 tasses d’olives kalamata, tranchées

Procédure :

  • Faites tremper les noix quelques heures. Jetez l’eau de trempage.
  • Écrasez un peu les noix avec un pilon à patates, sans les réduire en purée.
  • Mélangez tous les ingrédients pour le féta et laissez reposer toute la nuit, si vous en êtes capable.
  • Assemblez la salade et y verser le mélange de cajous.

Truc de pro : j’aime bien y ajouter un reste de pâtes de quinoa pour un plat plus consistant. Et, pourquoi pas, des tranches de tofu mariné (bouillon de « bœuf » végé, huile d’olive, moutarde jaune, sauce tamari et ail). MENUM.

 

Crème à gratiner

Voici ma recette de crème à gratiner, inspirée (encore) d’Isa Chandra. Elle remplace la fameuse mozzarella et le résultat, sans être identique, est tout de même spectaculaire. Elle est décadente sur une lasagne, traditionnelle ou mexicaine, sur des enchiladas et sur n’importe quelle casserole de pâtes. Je ne l’ai pas essayée sur une pizza, mais je suis certaine qu’elle ferait fureur!

Ingrédients :

  • 1 tasse de noix de cajou
  • ½ tasse d’eau
  • 2 cuillères à thé de fécule de maïs
  • Levure alimentaire (une ou deux cuillères à soupe), au choix
  • ½ cuillère à thé de sel

Procédure :

  • Faites tremper les noix durant quelques heures. Jetez l’eau de trempage.
  • Réduisez au mélangeur
  • Versez sur vos petites merveilles à gratiner.
  • Déposez dans un four préchauffé entre 350 et 425 degrés Fahrenheit.

 

Ma soupe au brocoli favorite

Bon, je vous le concède. Ce n’est pas MA soupe. C’est celle d’Isa (encore). Cette soupe provoque chez les membres de ma famille une sorte de danse de la joie un peu bizarre. Vous êtes prévenues!

Ingrédients :

  • Huile d’olive
  • Un oignon en dés
  • 2-3 gousses d’ail
  • 4 tasses de brocoli haché, avec le pied
  • 1 carotte, hachée
  • ½ cuillère à thé de curcuma
  • ½ cuillère à thé de sel
  • 3 tasses de bouillon de légumes, ou de bouillon de « poulet » sans poulet

Pour la crème de cajou :

  • 1 tasse de noix de cajou trempées
  • 2 tasses d’eau ou de bouillon
  • 3 cuillères à table de miso pâle
  • 2 cuillères à table de levure alimentaire
  • 2 cuillères à table de jus de citron
  • Poivre fraichement moulu

Procédure :

Attendrir dans l’huile les oignons et l’ail. Ajouter ensuite le reste des ingrédients de la soupe et faire mijoter 10-15 minutes environ, jusqu’à ce que le brocoli et la carotte soient tendres. Quand la soupe est prête, il suffit de réduire partiellement en purée avec un mélangeur à main.

Pendant ce temps, préparer la crème de cajou. Mettre tous les ingrédients au mélangeur, SAUF LE JUS DE CITRON, jusqu’à l’obtention d’une crème lisse. Bon, d’accord. Une crème un peu grumeleuse peut également être très bonne. Il ne faut pas trop s’en faire et garder son calme en cuisine! Eh! C’est moi qui dis ça?

Versez cette délicieuse crème de cajou dans votre soupe. Faites épaissir une dizaine de minutes, ajoutez le jus de citron et régalez-vous!

 

Et voilà! La noix de cajou est une merveille de la nature, comme beaucoup d’autres ingrédients, d’ailleurs. Les possibilités et les combinaisons sont infinies. Je vous suggère de ne pas cuisiner et de vous AMUSER. Cette nuance est très importante et, en plus, son gout est absolument divin.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir dans votre cuisine et bonne semaine de relâche!

J’attends vos commentaires avec impatience.

À très bientôt,

Johanick

xxx

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