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Stressée, moi? Et toi? Et nos enfants?

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Ah ! Le stress ! J’aime bien en parler. D’abord, je suis une véritable éponge au stress et je dois m’entrainer quotidiennement à cultiver une attitude zen et positive. Ce n’est pas toujours facile. Le stress a déjà eu des conséquences désastreuses sur ma vie. Il me mène encore par le bout du nez, mais beaucoup moins souvent qu’avant. Ensuite, dans notre livre, mon ami Gary et moi expliquons comment le stress court-circuite notre système énergétique et affaiblit notre machine. Finalement, le stress est un phénomène qui me préoccupe beaucoup, car il nous concerne tous. Je ne le perçois plus comme un fléau. Au contraire, ce précieux guide nous signale que quelque chose ne va pas et que nous devons changer. Génial, non ?

À m’observer, tout d’abord, et puis à observer mes enfants, mon conjoint, les membres de ma famille, les amis et même les étrangers, dans mon coin et partout dans le monde, je ne peux m’empêcher de poser la question suivante : sommes-nous collectivement trop stressés ? « Hein, quoi ? Moi, stressé ? » me répondriez-vous, votre troisième café à la main. Pour les sceptiques, voici quelques statistiques-chocs :

D’abord, les chiffres

-50 % des Canadiens affirment être stressés au travail. Les deux tiers de ceux-ci avouent avoir des problèmes de santé ;
-500 000 Canadiens s’absentent chaque semaine pour des raisons de santé mentale ;
-50 à 75 % des consultations chez le médecin sont motivées par le stress ;
-Un emploi stressant augmente le risque de crise cardiaque de 22 % pour monsieur et de 33 % pour madame ;
-Au Québec, 25 % de la population affirme avoir des troubles du sommeil.

Notre roue de secours

– Les antidépresseurs de toutes sortes, les anxiolytiques, les antiacides, les somnifères et les antihypertenseurs sont parmi les médicaments les plus utilises ;
– Le Canada remporte la médaille de bronze en étant le troisième pays dans le monde à obtenir le plus de prescriptions d’antidépresseurs ;
– Au Québec, tenez-vous bien, 14,4 % de la population en consommerait. ;
– Chez les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, les antidépresseurs sont deuxièmes sur le podium, un peu derrière la pilule contraceptive.

Combien ça coûte ? 

– Le coût global engendré annuellement au Canada par les problèmes de santé mentale s’élève à près de 14 milliards de dollars. À lui seul, l’absentéisme au travail coûte de 8 à 10 milliards de dollars ;
– En isolant une seule sorte d’antidépresseur parmi tout l’éventail, nous obtenons un chiffre d’affaires impressionnant de 24 millions de dollars pour le Québec seulement.

À elles seules, ces statistiques me stressent ! Sérieusement, n’est-ce pas un peu alarmant ? Mais attendez ! Le plus intéressant est à venir. Robert Sapolsky, chercheur en biologie et en neurologie de l’université de Standford, a découvert que le rang que nous occupons au sein de la pyramide sociale est le facteur de stress déterminant. Pour Sapolsky, la personne qui ascensionne la pyramide sociale subit moins de stress que celle située vers la partie inférieure. Surprenant, n’est-ce pas ? N’êtes-vous pas d’accord qu’il peut exister un écart important entre ce qu’on pense et la réalité objective ?

Si, dans notre société civilisée, un travailleur sur deux souffre de stress, est-ce possible d’imaginer ce que peuvent éprouver les êtres en bas de la pyramide ? Et tout d’abord, qui sont-ils ? Seriez-vous surpris d’apprendre que ce sont les enfants ?

Ah ! Nos petits trésors ! Ils sont choyés et nous les aimons. Pourtant, ils vivent énormément de stress. Pire encore, parce qu’ils sont sans défense, le stress que nous éprouvons en tant que parents, professeurs, éducateurs ou dirigeants de la société, leur est renvoyé au centuple, par effet de résonance. Et telles de petites éponges, ils absorbent un stress qui s’ajoute au leur. Ce manège n’est pas sans conséquence et leur comportement est éloquent. N’avez-vous pas remarqué que certains d’entre eux sont de véritables bouquets d’émotions, leur petite tête en constante ébullition, leur énergie et leur taux vibratoire en effervescence ? Par ce fait, ils deviennent naturellement nerveux, surexcités, désencrés et perdent parfois contact avec la réalité.

Si vous pensez que la jeunesse devient complètement folle, n’oubliez surtout pas qu’elle nous renvoie simplement notre propre image…

Voici encore quelques statistiques accablantes mettant en vedette, cette fois-ci, nos petits chéris :

– Au Québec, le nombre d’ordonnances des psychostimulants (Ritalin, Concerta, Adderall) est passé de 267 151 (2000) à plus d’un million (2009). Je suppose qu’en 2016, ce nombre n’a pas diminué.
– Il se consomme plus de médicaments contre le TDAH au Québec qu’ailleurs au Canada : Les jeunes Québécois consomment 44 % du Ritalin prescrit au Canada.
– Encore au Québec, environ 5 % des enfants prennent des psychostimulants.
– Dans le monde, le chiffre d’affaires des médicaments pour traiter le TDAH augmente de 8 % chaque année. En 2012, il devait atteindre 4,5 milliards de dollars.
– Aux États-Unis seulement, 8 millions d’enfants sont sous psychostimulants (2010).

Ne faites pas l’erreur de confondre l’enfant hyperactif de l’enfant actif. Dans le premier cas, l’enfant hyperactif ne se contrôle plus. Il n’est plus en possession de ses moyens. Mais si votre enfant désire simplement prendre sa place et s’affirmer, s’il est en pleine expansion, expressif, spontané, actif et revendicateur, réjouissez-vous ! Votre enfant est tout à fait normal.

Nous vivons dans une société de performance et nous enseignons à nos enfants des savoirs et toutes sortes de conditionnements. Nous exigeons qu’ils deviennent de petits Einstein avant même d’aller à l’école. Ils doivent travailler fort, garder le sourire, être beaux, polis et gentils. Est-ce bien nécessaire qu’ils soient aussi occupés que leurs parents ?

En ce moment, plusieurs enfants crient haut et fort qu’ils n’en peuvent tout simplement plus. Ils reçoivent un trop-plein de stress et de façon spontanée, ils veulent l’évacuer. C’est normal ! Ils utilisent la méthode la plus saine qu’ils connaissent : l’activité physique. Nous savons tous que les écoliers doivent rester de longues heures assis sur leur chaise. Est-ce à dire que nous nous acharnons à entrer les enfants dans le moule plutôt que de faire entrer le moule à l’intérieur des enfants ?

Quelle leçon pouvons-nous retenir du message que nous envoient nos enfants ? Il importe, et le plus rapidement possible, de leur apprendre la gestion de leurs émotions afin de solidifier leur base. Après tout, ne pourrions-nous pas simplement les laisser être des enfants ? Ils doivent ralentir le rythme des connaissances et calmer leur système nerveux. Leur fournir des outils pour leur apprendre à résister à notre envahissement émotionnel ne serait-il pas le plus beau des cadeaux ?

Voici donc, spécialement pour vous et pour vos enfants, une boite à outils concrète et facile à suivre :

– Des parents qui prennent conscience de leurs émotions, de leurs pensées négatives et qui
cultivent leur esprit zen ;
– La pratique régulière de la méditation ;
– Une activité sportive pour solidifier l’ancrage, tels le karaté, le judo ou le yoga ;
– Exposer vos enfants au soleil. Jouer dehors, se salir, prendre un grand bol d’air frais ;
– Limiter leur exposition à la télévision et aux jeux vidéos.

Notez bien que par la méditation, les enfants apprendront sans effort à gérer progressivement leurs émotions. Ils doivent enfoncer leurs racines profondément au sol pour devenir calmes et forts, tout comme les arbres. De cette façon, ils pourront résister beaucoup mieux à nos charges émotionnelles et nous imposer leur résonance plutôt que de recevoir la nôtre.

Oui, collectivement, nous sommes vraiment stressés. J’ose aussi penser que le comportement explosif des enfants n’est que le reflet de notre société. Triste constat ? Pas vraiment. Je pense que les enfants d’aujourd’hui, inspirants et pleins de ressources intérieures, nous envoient le message assez clair qu’il est temps de nous transformer.

Sur ces pensées, je vous laisse poursuivre votre joyeux magasinage de Noël dans le calme et le sourire.

Johanick
xx

2 commentaires

  1. johanne

    21 novembre 2016 à 10:52

    Salut fille très bien dit , au travail je me faisais dire toi Johanne , les filles aiment ça travaillé avec toi t’es calme pas stressé tout va bien , oui c’était vrai mais en dedans de moi mon coté perfectionniste me faisait sentir
    légèrement le contraire . Mais dans l’ensemble ça va. Merci fille XXX.

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