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Proposition pour 2017: le pot de Gratitude

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Un des avantages au temps qui passe, c’est qu’on finit par prendre conscience des comportements, des habitudes ou des scénarios qui surviennent parfois en des occasions déterminées : à Noël, à la naissance de nos enfants, aux changements d’emploi et ainsi de suite. Ce qui fait que la situation peut se répéter quelques fois avant qu’on s’y attarde. Pour ma part, le temps défilant à vive allure, j’ai pu enfin constater que la période charnière qui marque la fin et le début d’une année provoque souvent un certain… inconfort. J’ignore pourquoi.

J’ai beau essayer, faire mon possible, respirer, garder mon calme… Quelques heures, même quelques jours avant que ne sonnent les cloches du Nouvel An, une sorte de routine énergétique s’impose. C’est plus fort que moi. Une fébrilité soudaine m’habite, ressentie au tréfonds de mes cellules, et qui se traduit parfois par des bobos (le p’tit rhume d’avant-Noël), par de petites tensions familiales (de plus en plus minimes, mais encore existantes), de petites manies qui reviennent en boucles et qui refusent de se détacher de moi, ou que je refuse, inconsciemment, de laisser partir. Un cycle nécessaire, un chemin tracé à l’avance, comme si cette chose était inscrite dans le ciel et qu’il en serait ainsi à jamais.

Est-ce la peur de la transition à venir ? Est-ce enfoui dans les tréfonds de ma mémoire ? C’est fort possible. La crainte d’un renouveau que j’ignore encore ? À moins que ça ne soit une grande sensibilité au tourbillon d’énergie qui m’enveloppe, tourbillon qui annonce l’euphorie, le changement, une période charnière où l’impossible se transmute. J’ai remarqué aussi que cette fébrilité n’est pas attribuable à moi seule. Elle est également familiale. Est-ce à dire que notre cocon a à apprendre de ce moment-clé ? Encore là, c’est probable. Mais cet état se résume-t-il uniquement à mon seul nombril ? Je n’en suis pas certaine. À bien y penser, en fin et en début d’année, il suffit d’observer cette myriade de décès d’êtres remarquables et la montée d’actes répréhensibles de tout acabit qui s’imposent dès qu’on se connecte a l’extérieur. Les évènements sont d’autant plus bizarres et surprenants que j’en viens à constater que cet état de fébrilité est aussi collectif qu’individuel.

Puisque, avant de changer le monde, il faut avant tout changer soi-même, ramenons cette observation au « je-me-moi ». En examinant mon p’tit monde et mon p’tit nombril, j’en apprends beaucoup et je sais surtout que certaines choses, qui se répercutent à l’extérieur de moi et atteignent mon entourage, doivent se transformer. Le problème, c’est qu’à bien vouloir repousser cet état par la volonté, je finis par l’attirer à moi, comme si je l’appelais malgré moi.

Bref, comme seuls les fous font sans cesse la même chose en espérant un résultat différent, à partir de cette année, je procèderai autrement. Après tout, j’ai tellement transformé d’éléments dans ma vie (santé, émotions, spiritualité, relations, alimentation, etc.), que j’ai décidé que j’en avais assez d’être le pantin de ce je ne sais quoi, de cette énergie de changement qui m’oppresse chaque fin d’année. Je ne vise pas l’Everest ni la perfection ultime ; je risquerais le découragement. Je m’autorise à tenter de renverser la vapeur pour que d’année en année, le premier mois et le dernier deviennent plus agréables sur plusieurs plans. Me suivez-vous ?

C’est en décembre dernier que le déclic s’est fait en moi. Le message que l’univers m’envoyait était trop flagrant pour que je le manque. Combien d’entre eux me sont passés ainsi sous le nez ? Autant ne pas y penser. Étrangement, Facebook en a été l’émissaire. Le 28 décembre, lasse de tousser, lasse d’être fatiguée, lasse d’absolument tout, je perçois sur Facebook cette photo d’un pot Masson rempli de bandelettes colorées pliées en deux, en trois, en quatre. Curieuse, j’ai lu le texte qui l’accompagnait et c’est ainsi que j’ai aussitôt accepté l’idée suggérée et qui est la suivante : pour chaque semaine qui se termine, j’inscris un évènement heureux qui s’est passé et je dépose le bout de papier dans ma jarre de Gratitude. Le 31 décembre prochain, je vide mon pot en passant un moment vraiment sympa et en constatant à quel point l’année qui vient de se terminer a été somme toute géniale. Cette solution fantastique, je l’attendais sans même m’en rendre compte.

Ce n’est certes pas la panacée, mais j’ai trouvé la méthode qui m’aidera à renverser la vapeur, à transformer le mantra nouvel an=transition boiteuse par quelque chose de beaucoup plus agréable. Voilà une belle manière de me manifester dans le concret en inscrivant des éléments positifs et joyeux dans la matière, c’est-à-dire en utilisant du papier et de l’encre. Déjà, chaque semaine depuis le début de l’année, je suis à l’affût de l’« ÉVÈNEMENT » en majuscules que j’inscrirai sur mon bout de papier. Cela m’oblige à oublier les moments capricieux pour me concentrer sur ce qui est génial : le miracle d’une promenade en raquettes ; les contours complexes d’un flocon de neige ; le sommeil des enfants ; un instant douillet devant la télé ; un smoothie vivifiant ; la caresse de mon chien ; un dodo avec mon chat ; une nouvelle recette. Rien de phénoménal, pour ma part. Pas de voyage au bout du monde, pas de millions dans le compte bancaire, pas de sorties glamours sur des talons vertigineux, pas de rencontres inusitées en escaladant le Kilimandjaro…. Pour l’instant, la beauté réside au cœur même de la simplicité.

Et si, à votre tour, vous prépariez vous aussi votre pot de Gratitude ? Chaque fin de semaine, vous inscrivez un évènement heureux qui s’est produit durant la semaine avant de l’envoyer dans votre pot. Il n’est pas trop tard, après tout. Je suis persuadée que s’entrainer à voir le merveilleux en toute chose, plutôt que de se perdre dans les petites bêtes noires, peut avoir d’heureuses répercussions tant sur le plan personnel que sur le plan collectif. J’appelle ça l’effet de résonance. Le 31 décembre prochain, nous pourrons donc, chacun de notre côté, séparés par la distance, mais réunis par le cœur, vider notre pot de Gratitude et se réjouir de l’année qui vient de se terminer. Restons connectés. Connectés à la fois entre nous et à notre désir de semer ces petites graines de bien-être sans jamais s’arrêter.

Est-ce que ça vous tente ?

Allez ! Dites oui et joignez-vous à moi !

Je vous souhaite une bonne fin de janvier et des idées à profusion pour votre pot de Gratitude!

Johanick xxx

 

6 commentaires

  1. Dany Richer

    31 janvier 2017 à 8:06

    Moi aussi j’ai fait mon pot de gratitude depuis le 31 décembre. J’y mets un papier par semaine mais j’y inscrit pas seulement une mais plusieurs gratitudes. En fait, toutes mes gratitudes de la semaine 😊😌

    • Johanick Petit

      1 février 2017 à 8:09

      Ouiiii! Faudrait que je fasse la même chose. J’aime beaucoup l’effet d’entrainement! C’est contagieux! 🙂 Il y a tellement de trucs noirs et absurdes qu’on voit dans la médias! Je souhaite qu’un jour le pot de gratitude prenne prenne toute sa place!

  2. Isabelle Ménétrier

    1 février 2017 à 5:55

    Hello Johanick 🙂 Tout comme toi, je remplis mon pot de gratitude cette année. C’est vrai que depuis le 1er Janvier, je passe mon temps à repérer L’EVENEMENT que je noterai sur mon petit papier de couleur de la semaine. Très bien ton article chère amie 😉

    • Johanick Petit

      1 février 2017 à 8:12

      Coucou Isabelle! 🙂 C’est chouette! Toi aussi, tu es dans le coup! C’est une belle façon de se rapprocher par l’énergie. J’aime bien cette idée. Au lieu de garder en tête LE truc négatif de la semaine, on se surprend plutôt à repérer les bonnes choses. 🙂

  3. johanne

    11 février 2017 à 5:42

    Je fais la même chose depuis le début de l’année et je souris quand je regarde mon pot qui est coloré par ces petits bouts de papiers que j’ai hâte de lire à la fin de l’année 2017 . Merci Johanick XXXX de maman.

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