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Oui, j’ai déjà frappé mon enfant

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Le premier. Il a maintenant douze ans.

Jusqu’à l’âge de deux ans, c’était la lune de miel. Allaitement à la demande, co-dodo, toujours dans les bras et ça ne me dérangeait même pas. C’était le bonheur.

Puis sont venus les moments d’opposition. Je lui demandais quelque chose et il ne collaborait pas, il s’opposait, il n’écoutait pas ce que je lui disais. J’ai frappé un mur.

La patience infinie que j’avais pour lui donner le sein et le bercer était disparue. Le feu de l’impatience et de la colère montait en moi.

Une fois je l’ai frappé, presque instinctivement. Je ne me souviens plus pourquoi, mais je me rappelle le voir, tout petit, debout dans la cuisine, en couche. J’ai serré ses bras aussi. Parce que le dodo ne se passait pas comme je voulais, que j’étais à bout, démunie, sans autre ressource que de vouloir le contrôler physiquement.

Avoir le contrôle et l’éloigner à la fois. Et c’était très douloureux. J’ai rapidement arrêté ces comportements parce que je ne voulais plus me percevoir comme un monstre. Mais je ne comprenais toujours pas pourquoi ce feu montait en moi, pourquoi je pouvais devenir aussi violente.

Je croyais que plus j’allais réagir avec force devant la demande, devant la non-collaboration, devant la crise, plus mon enfant allait comprendre qu’il devait m’écouter.

• Je n’avais pas compris que le comportement de mon enfant est seulement le déclencheur de mon impatience, pas la source.
• Je ne savais pas que le calme et la douceur pouvaient avoir autant d’effet pour désamorcer une crise.
• Je ne savais pas encore que la partie la plus difficile pour me transformer était seulement de prendre la décision de rester calme. Simple, mais difficile.
• Je n’avais pas encore compris qu’en lui offrant ce calme et cette douceur, j’étais dans mon plein pouvoir pour lui enseigner peu à peu à gérer lui-même ses émotions.

Quel chemin j’ai parcouru maintenant que mon troisième enfant a cinq ans.

Le feu de l’impatience monte encore souvent en moi, mais je sais très bien comment le contrôler, l’apprivoiser. Parce que j’ai pris la décision, un jour, que j’en avais assez d’être impatiente et en colère.

Parce que je sais maintenant pourquoi un enfant fait des crises, pourquoi il s’oppose, pourquoi on réagit nous-mêmes si fort. Pourquoi on continue de monter le ton, de le mettre dans sa chambre, d’agir avec violence… même si on regrette dans la minute qui suit et que c’est tout sauf ça qu’on veut.

Alors maintenant, je te demande : Es-tu prête à calmer le feu qui monte en toi?

Es-tu prête à rester calme pendant les crises. Es-tu prête à rester dans la connexion, la douceur et la fermeté, quand tout te pousse à l’impatience, la colère et la violence?

Est-ce que tu te dis que le temps va arranger les choses? Est-ce que tu écoutes des conseils qui vont à l’encontre de ce que tu veux vivre avec tes enfants? Poses-tu des gestes et des paroles à répétitions, avec regret, sans pouvoir t’en empêcher? Est-ce que c’est parfois ton enfant qui te frappe ou qui crache sur toi alors que tu te sens complètement démunie?

Voilà une partie des questions que je voulais te poser aujourd’hui. Je vais t’aider à faire d’autres prises de conscience (et répondre à tes questions) quand débutera mon cours gratuit Calmer le feu dès le 2 octobre. D’ici là, je te demande de songer à ces questions et de laisser monter les réponses, même si elles sont parfois douloureuses.

Parce que je peux te promettre ceci : Si tu cherches sincèrement une autre façon de faire, tu la trouveras sûrement.

J’ai la profonde conviction que c'est en apprenant à connecter à tout moment avec ton enfant que tu deviens la mère que tu désires être. Je suis moi-même une maman impatiente et impulsive – avec tout ce que ça implique. Mais j’ai toujours entendu mon intuition me parler et je n’ai jamais cessé de l’écouter. Comme toi, je savais à l’intérieur de moi qu’il y avait une meilleure façon de faire. Une façon d’être avec mes enfants qui ne me mettrait pas en conflit avec moi-même. Je sais que lorsque tu ne parviens pas à prendre soin de toi, tu demeures une maman en amour avec ses enfants, mais dont les premiers réflexes sont souvent l’impatience, l’impulsivité, le découragement et l’isolement. Voilà pourquoi j’ai choisis d’aider les mères impatientes à mieux interagir avec leur enfant: pour qu’elles aient le cœur et l'esprit en paix.

2 commentaires

  1. Nathalie

    13 novembre 2015 à 10:32

    Bonjour,

    C’est de moi aussi que tu parles, je me suis reconnue dans ton texte. Je suis impatiente et impulsive, je sens monter le feu et je crie. Comment on fait pour se contrôler et y aller avec douceur quand la situation te fait perdre les pédales?

    Merci beaucoup.

    • Sonia Plouffe

      13 novembre 2015 à 2:39

      Allo Nathalie! Je suis vraiment contente qu’on se soit trouvées! Déjà je vois que tu t’es inscrite à ma lettre hebdomadaire. Tu vas trouver là des inspirations qui vont te parler c’est sûr. Si tu as envie de faire un pas de plus, les portes sont présentement ouvertes pour mes classes en ligne et en t’inscrivant, tu accèdes au bonus: le cours Calmer le feu. Et je pense que ça, c’est fait sur mesure pour toi ma chère!

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