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Les deux extrêmes de ma maternité

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Si tu es comme moi, la maternité pour toi c’est parfois la fusion totale et l’amour fou (je-veux-un-autre-bébé!). Et à d’autres moments, tout est noir, tu te sens incompétente, peut-être même en train de scraper tes enfants. Et cet endroit est sombre et douloureux, je le sais.

La majorité du temps, je me retrouve quelque part entre ces deux extrêmes et c’est à moi de décider de quel côté va pencher la balance.

Est-ce que je laisse les automatismes prendre le contrôle et me transformer en victime? Permettre au cycle de la violence et de la colère de continuer à tourner non seulement en moi, mais de moi à mes enfants? Ou est-ce que je prends la décision de calmer le feu et faire l’effort d’être la maman que je désire être?

À un des extrêmes de ta maternité, il y a tout l’amour que tu as ressenti pour ton enfant quand il est venu au monde, quand on l’a déposé sur ton ventre, quand tu l’as pris pour la première fois, quand tu as croisé son regard, si profond. Tu t’en souviens? Les moments de grâce, d’amour et de connexion que tu vis chaque jour avec lui en font partie (les rires, les chatouilles, la petite joue rouge de sommeil, les bisous, les mots d’enfant, toute cette naïveté qui nous renverse à chaque fois). La magie ~délicieuse~ d’être maman.

À l’autre bout complètement, c’est la peur. La peur de ne pas savoir quoi faire, d’être une mauvaise maman (pas tout le temps, mais trop souvent), le haussement de ton, les cris, les pleurs, les regrets, les portes fermées, les serrages de bras, la peine, le regret…

Et ça commence souvent par un appel à l’aide, déguisé en défiance de notre enfant, en confrontation et en chicane. Et parce que la peur embarque immédiatement, on perd tout nos moyens et on est tout sauf le guide dont notre enfant a désespérément besoin.

Pour ouvrir la porte et faire entrer plus de lumière, de confiance, d’autorité et éventuellement d’harmonie, le premier pas que tu dois faire c’est reconnaître l’émotion.

Et tout va te pousser à nier, faire taire, banaliser et vouloir gagner. Mais, à partir du moment où tu vas accepter de nommer, tu crées l’espace dont tu as besoin, avec ton enfant, pour connecter. Plus tu va accepter de laisser le volcan jaillir, plus tu vas retrouver la complicité, plus tu vas simplement retrouver ton enfant, celui que tu aimes inconditionnellement : ton meilleur enseignant.

Voici deux exemples pour te montrer à quoi ça peut ressembler chez moi.

Le pantalon de neige

Fiston (5 ans) est assis sur le sofa, il ne veut pas aller à l’école, ce matin. C’est l’impasse!! Déjà, j’ai essayé quelques fois de la convaincre, de loin, pendant que je prépare les collations. Ça ne marche pas.

Je décide de m’asseoir à côté de lui sur le sofa. Je sais exactement ce que j’ai à faire pour faire pencher la balance.
Moi : Tu ne veux pas aller à l’école?
Silence. La porte est ouverte, la magie peut opérer, je lâche prise.

Roméo : Je veux savoir qui va être la vedette du jour, mais je ne veux pas mettre ma suit.

J’écoute pendant quelques minutes pour comprendre c’est quoi la-vedette-du-jour. On connecte. Le problème rapetisse, le volcan se calme.

Grande sœur qui est témoin de la scène propose d’aller faire une course d’habillage. Le voilà parti… En prime, j’ai l’idée de génie de croiser les bretelles de ladite suit pour éviter qu’elles ne lui tombent des épaules. À 5 ans, oui, c’est le genre de problème qui nous empêche d’aller à l’école (et nous permet un petit moment collé-collé sur le sofa avec maman). Pendant les minutes qui suivent, oui, je me trouve hot!

La tour de LEGO (brisée)

Je prépare le souper et fiston joue avec son bac de LEGO. Tout est sous contrôle puis, malheur! La tour fabriquée avec le petit gardien, il y a quelques semaines, est brisée!

J’essaie de régler, tant bien que mal, la situation (et surtout de finir le souper!), mais la situation ne fait qu’empirer.

Roméo : Va falloir demander à Jérémie qu’il revienne pour m’aider à la refaire.

C’est un piège, je sais, mais pour que la crise arrête, oui, je suis prête à promettre la venue dudit Jérémie. (Oui, je fais encore des erreurs de débutant!)

Je me retiens, je sais bien que ce n’est pas la solution. Je me sens coupable! Après tout, c’est moi qui ai insisté pour défaire les constructions et les ranger dans le bac!

Maintenant, il pleure, il crie (de façon très aigüe, au bord du supportable), il pousse le panier de linge qui menace de tomber de la table. Il me crie : « Viens m’aider!», en pleurant très fort.

Et là, ça me vient. À chaque fois, comme si c’était la première fois que j’avais à le faire.

Tu es fâché. C’est beaucoup de travail de refaire la tour.

Fiston : Je vais être obligé de tout recommencer!

Il pleure encore un peu, mais le problème et la peine ont été entendus. Et je réalise, après coup, que ce n’est pas tellement les mots que j’ai utilisés qui me sauve, mais l’attitude que j’ai choisi de prendre. À l’intérieur de moi, je me suis consciemment dit : Il a le droit de crier, c’est le méchant qui sort. Et c’est ce qui m’a donné l’énergie pour écouter, pour nommer :

Tu es fâché. C’est beaucoup de travail de refaire la tour.

Il est retourné jouer aux blocs et je n’ai pas entendu parler de la tour brisée, depuis. Pour moi, c’est un autre petit miracle.

Plus ça crie, plus ça se chicane, plus le volcan gronde et plus le feu monte, plus tu as besoin de créer de l’espace et plus tu as besoin d’apprendre à nommer. Pour l’amour de tes enfants et de la petite fille à l’intérieur de toi.

Sonia

PS. Pour apprendre à calmer le feu, à connecter et à nommer tout ce qui bouille à l’intérieur, clique ici et assure-toi de recevoir personnellement tous mes petites secrets. Parce que j’ai vraiment envie de t’aider à devenir la maman que tu désires être. Tu mérites toi aussi ces petits miracles.

 

Source de l’image à la Une: Pinterest

J’ai la profonde conviction que c'est en apprenant à connecter à tout moment avec ton enfant que tu deviens la mère que tu désires être. Je suis moi-même une maman impatiente et impulsive – avec tout ce que ça implique. Mais j’ai toujours entendu mon intuition me parler et je n’ai jamais cessé de l’écouter. Comme toi, je savais à l’intérieur de moi qu’il y avait une meilleure façon de faire. Une façon d’être avec mes enfants qui ne me mettrait pas en conflit avec moi-même. Je sais que lorsque tu ne parviens pas à prendre soin de toi, tu demeures une maman en amour avec ses enfants, mais dont les premiers réflexes sont souvent l’impatience, l’impulsivité, le découragement et l’isolement. Voilà pourquoi j’ai choisis d’aider les mères impatientes à mieux interagir avec leur enfant: pour qu’elles aient le cœur et l'esprit en paix.

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