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Les crises: Ma façon de les surmonter

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Mon petit Roméo avait environ 2½ ans. Je ne me souviens plus pour quelle raison (sûrement excellente!), mais il n’était pas content du tout…

Je lui sors alors la formule magique: Mettre en mots l’émotion qu’il vit. Du genre:

– Tu es fâché parce que tu ne peux pas manger d’autre yogourt.

Première étape franchie. La phase deux de mon intervention allait se révéler encore plus magique.

Pour bien lui démontrer combien je comprends comment il se sent (et oui, finir cette crise au plus vite), je le prends dans mes bras et l’amène au «napperon des sentiments» affiché au mur de la cuisine.

– Tu es comme le petit oiseau jaune, tu as beaucoup de peine. Roméo se calme, les larmes sèchent.

Quelques minutes plus tard, il vient me chercher par la main. Déjà, je suis passée à autre chose.

Pour la première fois de sa vie, c’est lui qui m’amène audit napperon en me prenant par la main. Il le pointe avec son petit doigt potelé. Je ne comprends pas trop ce qu’il me dit…

Et bam! Là je comprends.

Il me montre un oiseau sur le napperon. Le vert : l’oiseau heureux. Il est en train de me dire: «Maman, ma peine est finie». Mon cœur est rempli d’amour. Ce qu’il me dit aussi, c’est: «Maman, c’est important pour moi que tu saches comment je me sens».

Il a 2 ½ ans.

C’est avec Roméo que j’ai le plus pratiqué cette technique qui consiste à reconnaître et nommer les sentiments. Parmi mes trois enfants, c’est avec Roméo qu’il a été le plus facile de (re)faire une connexion pendant les crises, pour qu’elles finissent au plus vite, en laissant le moins de dégâts possible.


Envie d’essayer?

La prochaine fois que ton enfant vit de la colère et que tout se dirige vers une crise:

  1. Fais une pause et observe.
  2. Décris le plus simplement ce qu’il vit. Sans aucun autre objectif que de vouloir valider ce qu’il vit. Peu.importe.la.situation.
  3. Fais encore une pause, observe.
  4. Décris encore ce qu’il vit, tant que la colère n’est pas calmée. Cette technique m’aide tous les jours à connecter avec mes enfants.

Un autre exemple?

Roméo qui ne veut pas aller dormir. Le reste de la famille est en bas et lui doit aller au lit. «Tu aimerais ça rester en bas. Tu aimes ça quand on est tout le monde ensemble. Ta sœur et ton frère sont en bas et toi tu dois venir dans le lit avec moi…»

Pouf. La peine disparaît. On se fait des chatouilles, des rimes, on rit. On est
bien. On s’endort.

Cette habileté (nommer le sentiment/la situation) ne résout pas tous les problèmes.

Mais chaque fois, c’est la base d’une bonne intervention. C’est la base de la connexion.

À bientôt, Sonia xx

PS. Si tu sens que tu as besoin d’être guidée pour devenir un peu plus la maman que tu désires être, j’ai créé Calmer le feu, un cours gratuit pour t’aider, entre autres, à mieux gérer les crises.

J’ai la profonde conviction que c'est en apprenant à connecter à tout moment avec ton enfant que tu deviens la mère que tu désires être. Je suis moi-même une maman impatiente et impulsive – avec tout ce que ça implique. Mais j’ai toujours entendu mon intuition me parler et je n’ai jamais cessé de l’écouter. Comme toi, je savais à l’intérieur de moi qu’il y avait une meilleure façon de faire. Une façon d’être avec mes enfants qui ne me mettrait pas en conflit avec moi-même. Je sais que lorsque tu ne parviens pas à prendre soin de toi, tu demeures une maman en amour avec ses enfants, mais dont les premiers réflexes sont souvent l’impatience, l’impulsivité, le découragement et l’isolement. Voilà pourquoi j’ai choisis d’aider les mères impatientes à mieux interagir avec leur enfant: pour qu’elles aient le cœur et l'esprit en paix.

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