Boutique Vivre en Yoga Boutique Vivre en yoga

Dans mon réfrigérateur- suite et fin

Par  |  0 commentaire


La visite de mon garde-manger tire à sa fin. Je pourrais encore noircir des pages et des pages, mais vous comprenez le principe : la nature est généreuse et nous pouvons y puiser l’essentiel pour demeurer actifs et pleins d’énergie pendant très longtemps. Elle ne cessera jamais de me surprendre, peu importe où je vais, peu importe le trésor qu’elle m’offre : l’eau que je bois, le légume que je croque, la noix que je réduis en purée dans ma soupe ou l’épice qui me donne des ailes. Elle est source de vie, notre mère à tous. Je l’oublie encore trop souvent.

Pour la dernière fois, sans doute, laissez-moi vous présenter un de mes meilleurs amis en cuisine. Il est mon aliment à tout faire. Celui que j’utilise lorsque je n’ai pas envie de cuisiner, et celui que je choisis lorsque j’ai envie d’impressionner. Il est encore bafoué, mal aimé et injustement pointé du doigt. C’est le mouton noir sur lequel nous racontons sornettes et faussetés. En réalité, c’est tout le contraire. Il est absolument bénéfique et tout à fait délicieux.

Laissez-moi donc vous présenter mon compagnon sauve-la-vie : le tofu.

 

Terminée, la controverse.

Arrêtons de nous justifier. Le tofu, c’est bon. Les preuves sont présentes et irréfutables.

Pourquoi est-il si souvent pointé du doigt ? Parce qu’il est très riche en isoflavones. Les iso-quoi ? Les isoflavones sont un groupe de substance chimique tout à fait naturelle. Elles proviennent des plantes. Elles s’apparentent aux estrogènes par leur structure moléculaire. Voilà pourquoi nous les appelons des phytoestrogènes. Les phytoestrogènes ne sont pas des estrogènes. L’estrogène est lié au cancer du sein. Les phytoestrogènes, par contre, agissent comme de fières soldates. Elles sont des antiestrogènes et peuvent aider à réduire les risques de certains cancers, notamment le cancer du sein. Les études révèlent également que les risques diminuent lorsque le soya est consommé depuis l’enfance et l’adolescence.

Le risque de cancer du sein est moins accru chez les femmes asiatiques. Pourquoi ? Parce que leur consommation de soya serait supérieure à la nôtre, ici, en Occident.

Alors que les possibles dangers du soya après un cancer ont longtemps nourri notre imagination, les études révèlent plutôt le contraire : les femmes atteintes ou ayant été atteintes d’un cancer du sein voient leurs chances de récidives ou de mortalité diminuer si elles consomment du soya.

Retenons deux choses de notre supposé vilain tofu :

  1. Notre peur du soya n’est pas fondée.
  2. Le soya est notre ami. Il n’est pas méchant.

 

Chers messieurs

 Aux mâles virils qui craignent une féminisation de leurs attributs, n’ayez crainte ! Le soya ne fait pas pousser les seins (j’ai bien essayé !) et ne cause pas non plus de baisse de libido. Cette excuse n’est plus valide et ne l’a jamais été. Alors… un bon steak de tofu, messieurs ?

 

Sous toutes ses formes

Cessons donc d’avoir peur à chaque instant et ajoutons dès fèves de soya, du miso, du tempeh et du tofu à notre menu. Même si le soya modifié génétiquement est destiné à l’alimentation des animaux d’élevage et à l’industrie alimentaire (muffins, craquelins, chocolat), je préfère utiliser des produits biologiques. De toute façon, après avoir essayé toutes les marques offertes dans mon coin de pays, mon choix s’est arrêté sur une marque fabriquée au Québec. Et biologique.

 

Monsieur Tofu, qui êtes-vous ?

Brièvement, le tofu est le résultat du lait de soya, obtenu à partir des fèves broyées, et auquel un coagulant (du chlorure de magnésium) a été ajouté. Le produit, une fois caillé, sera pressé et égoutté. Le tofu est une sorte de fromage de soya, rien de moins. Je ne comprends vraiment pas le dégout de la population pour un produit dérivé d’une légumineuse. Mais bon. Dois-je vous confier que moi aussi, durant des années, j’ai boudé le tofu avec une joie presque méchante ?

 

Que contient ma brique de tofu de 450 grammes :

  • Une promesse de festin pour 4 personnes. Je double donc pour les lunchs du lendemain. Ou du surlendemain.
  • Mon tofu préféré est fabriqué… à Gatineau.
  • Il coute entre 2,50 $ et 2,99 $.
  • Le quart d’un emballage contient :
  • 150 calories
  • 9 grammes de lipides
  • 8 % de calcium
  • 15 % de fer

 

« On fait quoi avec ? »

C’est la sempiternelle question qu’on me pose. Que fait-on avec du tofu ? En fait, nous devrions plutôt poser cette question : que ne pouvons-nous pas faire avec le tofu ?

C’est l’aliment polyvalent par excellence. Je remplace tous les aliments d’origine animale avec mon p’tit champion. Écrasé avec de la levure alimentaire, du curcuma, de moutarde de Dijon et des épices, il se transforme en étonnant tofu brouillé. Il a fière allure en quiche cuite au four, avec ou même sans croute, et il fait l’unanimité dans une frittata vide-frigo le dimanche matin.

Il me sert de garniture pour ma tourtière de Noël, que nous dévorons en n’importe quel temps de l’année. J’en fais un excellent « bacon », que nous dévorons en sandwich, ou à même le contenant, la tête dans le réfrigérateur. Nous sommes friands des brochettes de tofu mariné, que mes invités confondent avec le poulet, et du Général Tao, qui est devenu un grand classique.

Il est diabolique en grosses tranches qu’on déchiquette. Adorable coupé en pointes. Efficace en petits cubes. Il peut être émietté et ajouté à notre sauce spaghetti. Il s’utilise en garniture à sandwich et me sauve la vie à plusieurs reprises durant la semaine. Mélangé à de la citrouille en purée et à des noix de cajous, j’obtiens une délicieuse casserole de pâtes qui comble nos bedons pendant plusieurs repas.

Il est vraiment surprenant, notre ami ! J’aime bien le transformer en fromage pour gâter mes invités ou tout simplement faire plaisir à ma famille. Bouilli dans de l’eau salée et du jus de citron, il se métamorphose en fromage en grains pour la poutine. Mariné dans du vinaigre de vin rouge, de l’huile d’olive, du jus de citron et des aromates, il se transforme en un excellent fromage féta. Je le réduis au robot avec de l’agar-agar en poudre pour en faire un fromage ferme, adorable et versatile. Il se coupe alors en dés (pour l’ajouter à la soupe), en tranches (pour le gratiner sur les aubergines) ou bien il se mange avec les doigts, de façon très gourmande et égoïste.

Mais ce n’est pas tout !

Quand le temps manque, j’enrobe le tofu de levure alimentaire et de sauce tamari pour le frire à la poêle. Ou dans de la fécule de maïs. Ou seulement arrosé de sauce tamari. Ou bien caramélisé dans du sirop d’érable. Le gingembre, l’ail, la levure alimentaire, la sauce soya ou tamari, l’huile de sésame, le cari, le sirop d’érable, la sauce BBQ et le sriracha sont les meilleurs alliés du tofu.

L’été, quand il fait chaud, je l’aime bien nature, froid et accompagné d’une simple sauce à base de beurre d’arachide, de lait de coco, de sauce tamari et de sriracha. La bonne nourriture ne devrait pas être compliquée. Ou si peu !

Il est peu dispendieux. Nous pouvons l’utiliser partout. Il se camoufle dans la plupart des recettes. Il est très riche en protéines végétales et il est consommé depuis plus de 3000 ans en Asie. C’est un aliment ludique avec lequel d’étonnantes créations peuvent régaler votre famille.

 

Je vous souhaite un printemps agréable et ensoleillé !

Johanick

xxx

 

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *