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Comprendre le concept du « Lâchez-prise » en 3 actions concrètes

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‘’Lâche prise… Laisse aller, là… tout va bien, tout est parfait…’’

Ces mots vous parlent peut-être. Vous les avez probablement entendus récemment, lors de votre dernière séance de yoga… À moins que… Est-ce que c’était hier, dans le petit café de votre quartier lorsque vous avez entendu un échange entre vos voisins de table… Mais attends! Il me semble que… ça pourrait aussi être pendant le massage que vous avez reçu la semaine dernière?…Ou encore dans le dernier article de votre magazine favori!?

Souvent proposée comme étant LA solution facile et évidente à vos ennuis, le ‘’lâcher-prise nous titille… Il donne envie, mais… malheureusement je suis quasiment convaincue que la majorité d’entre nous… ne savent pas vraiment ce qu’il implique et pire encore,  je pense qu’au fond, on ignore tous un peu ce que ça signifie concrètement…

Le temps est venu de lever le voile sur ce qu’est le ‘’lâcher-prise’’… Adieu concept flou, bonjour les vraies réponses et le concret!

2016 a été une année difficile pour moi et aujourd’hui encore, alors qu’elle se termine, je suis toujours devant certaines situations qui me laissent perplexe. Mes soucis personnels ne se sont pas envolés, mais avec du temps, beaucoup d’introspection et des moments seuls à seule avec moi-même, j’ai réalisé dernièrement que j’étais en paix et que j’allais mieux. Pas parce que j’ai fait un choix ou pris une décision, non… Juste parce qu’avec du temps, beaucoup de patience et de bienveillance à mon égard, j’ai passé le cap. J’ai lâché prise…

Les événements n’ont pas disparu, je ne les ai pas oubliés. Non. Ce qui a changé, ou du moins devrais-je dire, ce qui s’est transformé, c’est la façon dont je me positionne maintenant face à ces incidents de parcours; c’est la façon dont moi, Stéphanie, je me tiens debout dans le présent, en paix avec mon passé et en harmonie avec mon futur.

Avec du recul, en cette fin d’année, je suis en mesure de dire que même si j’ai souffert, même si j’ai fait souffrir, et même si tout cela n’est pas terminé (parce que… on va se le dire là, ce n’est jamais vraiment terminé tant qu’on est en vie!) et bien, je ne changerais pour rien au monde mon parcours personnel. Je n’effacerais pas ce qui a été, car ce sont ces épreuves qui font de moi aujourd’hui la personne que je suis et c’est tout cela qui me porte à croire que dans les derniers mois, j’ai réellement pu avancer.

Non pas parce que j’ai continué de me lever tous les jours… mais à quelques parts, parce que j’ai réalisé à un moment donné que je devais faire quelque chose pour m’en sortir. J’ai compris que j’étais responsable de mon bonheur et que de m’empêtrer dans la culpabilité, le doute, les regrets et la tristesse ne m’aiderait ni à voir plus clair, ni à retrouver mon équilibre, cette espèce de bien-être personnel qui fait qu’on est content, peu importe où l’on se trouve et avec qui on est…

C’est au fil de ce parcours personnel des derniers mois, notamment au Sri Lanka, mais aussi lors de mon passage au Québec en septembre dernier que j’en suis arrivée à cette conclusion… Et maintenant que j’ai compris certaines choses, j’ai envie de vous les partager afin de vous aider, vous aussi, à voir plus clair et à être en mesure de continuer votre chemin, dans la lumière et la sérénité.

Je vous propose 3 actions concrètes pour non seulement comprendre, mais surtout pour vivre le lâcher-prise dans toute sa splendeur!

Ici, vous aurez une idée de ma vision de ce qu’est cette nouvelle lubie, mais surtout,  de ce que ça signifie pour moi. Dans les paragraphes à venir, seront identifiés les points sur lesquels ont peut se concentrer si on veut démystifier ce qu’est le lâcher-prise et en bénéficier dans toutes les sphères de notre existence profonde!

Premièrement c’est simple, je vous invite à Arrêter

ARRÊTER, ACCUEILLIR et ACCEPTER

On a tous déjà été au bout du rouleau ou encore, au pied du mur. Devant une situation familiale, professionnelle ou personnelle difficile, certains jouent à l’autruche alors que d’autres se laissent submerger. C’est bien connu de toute façon… La vie, c’est un enseignement, et parfois, on se prend des râteaux! N’empêche que…Une fois, deux fois… trois fois… ça finit par faire mal et plus on s’obstine, plus on lutte, plus on souffre et c’est repartie pour un autre tour!

Que vous soyez en instance de divorce, en faillite personnelle ou en crise existentielle… Arrêter. Juste… Arrêter de faire ce que vous êtes en train de faire.

N’arrêtez pas de lire… quand même!

Mais bon.

Arrêtez-vous et observez. Vous est-il possible de prendre du recul par rapport à votre situation? Êtes-vous capable de prendre conscience de la gravité de l’état dans lequel vous trouvez-vous actuellement? Est-il possible d’évaluer votre niveau de vitalité, de bien-être, de lucidité face à ce que vous êtes en train de traverser? Mais surtout… vous est-il envisageable de simplement… Accueillir les émotions qui vous traversent plutôt que de les enfouir ou de les camoufler avec d’autres émotions placebos… Vous êtes triste? Pleurez… Vous êtes en colère contre le monde entier ou contre vous-même? Hurlez! Vous êtes terrifiés, acceptez-le, mais ne vous définissez pas par ces peurs qui vous consument… Vous êtes si dépassés par les événements négatifs qui s’enchaînent dans votre vie que vous n’arrivez même plus à ressentir quoi que ce soit… vous ne faites que ressasser, ruminer… et bien je vous invite premièrement à vous arrêter! Arrêtez-vous, et prenez conscience de ce qui vous habite.

Pas besoin d’être riche pour s’arrêter! Pas besoin de vacances pour s’arrêter! Pas besoin de ‘’fla-fla’’ superficiel pour vous arrêter!  Vous pourriez être dans le bus, dans votre voiture, sur votre vélo. Vous pourriez être sur votre heure de ‘’lunch’’ ou encore en train de faire à manger chez vous… Ne cherchez pas à trouver une excuse bidon. Nom de dieu, arrêtez-vous!

Quand vous aurez décidé de vous arrêter… Seulement à partir de cet instant vous serez à même de voir, de ressentir ce qui se passe en dedans de vous-même.

Et à cet instant, tout ce que vous aurez à faire… c’est d’accueillir ce qui vient. Laisse les émotions sortir. La colère, la joie, la tristesse, la peur… expulser ce qui doit sortir! Vivez ces émotions. Elles ne sont pas éternelles, mais tant que vous les refouler, elles vous bouffent! Accueillez-les… Ok, ça se peut que pour certaines personnes, en 15 minutes ce soit géré… Ça se peut aussi que ça vous prenne… un petit peu plus de temps et c’est correct! Ça fait partie du concept! Ce n’est pas quantifiable! On le vit, un point c’est tout… chacun à sa façon, pour soi et par soi…

Pour ma part, Arrêter a d’abord voulu dire ‘’continuer’’.

J’avais des projets, des envies, et une situation personnelle compliquée qui perdurait depuis plus de 6 mois. Je ressentais une pression de mon entourage et de ma famille, mais aussi d’un aspect plus global, d’un point de vue culturel et sociétal. J’ai puisé au fond de moi les réponses. J’étais terrifiée, au bout du rouleau, puis un beau jour, j’ai réalisé que je m’empêchais d’avancer par peur de déranger l’Autre avec un grand A. Je me sentais coupable… J’ai donc transformé cette culpabilité en responsabilité. J’avais envie de partir, et bien je suis partie. J’ai assumé. Et c’est en partant en voyage, en faisant ce que j’avais envie de faire au fond de mes tripes que j’ai pu ‘’arrêter’’, accueillir ce qui se présentait à moi et accepter les événements de ma vie. Ça m’a pris quelques mois… Mais ça a été puissant et transformateur…

FAIRE DE SON MIEUX

Parce qu’une fois que l’on sait quel est notre problème, on pense que c’est réglé… eh bien non. Raté! N’empêche que… le plus gros du travail est fait, mais nous avons encore du pain sur la planche! Entre vous et moi, bon nombre de gens restent dans l’ignorance de leur propre problématique tout au long de leur existence. Donc déjà, être en mesure d’arrêter, d’accueillir ce qu’il y a à accueillir et d’accepter les choses telles quelles sont… c’est un accomplissement en soi!

Or, à l’heure actuelle, beaucoup d’entre nous vivent dans un univers truqué où le voile de la perfection règne! Ce mode de vie axé sur la réussite excessive et sur la perfection génère une pression palpable et une angoisse profonde au sein de nos vies. Comme si l’échec était inacceptable, en endossant le moule de l’idéal, on condamne inconsciemment notre ami, notre voisin, et le commun des mortels qui tentent de reprendre sa vie en main.  En cherchant à tout prix à éviter de commettre des erreurs, on se retrouve… En plein dedans! C’est prouvé de toute façon, ce que vous ne voulez pas viendra à vous, surtout si vous y pensez constamment!

Donc après avoir pris conscience de votre situation, de vous être arrêté sur la question, d’avoir accueilli vos émotions et vos états d’âme… Après avoir accepté les choses telles qu’elles sont. De grâce! Ne vous auto flagellez pas! Il n’y a pas de secret. Dans tout processus de guérison, il y a des courbes sinueuses, des hauts et des bas… C’est à chacun de nous de garder en tête que les choses sont ce qu’elles sont… simplement.

Qui que nous soyons, quoi que nous fassions, gardons simplement une chose à l’esprit : tâchons de faire de notre mieux, en toutes circonstances…Il n’y a pas plus grand leurre de l’humanité que la perfection! Rien n’est parfait, pas vous, ni moi. Ni cet objet, ou ce paysage… Les choses sont parfaites comme elles sont parce qu’elles sont ce qu’elles sont, c’est-à-dire…  Imparfaites!

C’est une interminable quête que de tenter de trouver sa place dans la perfection parce que tout dans votre univers vous confirmera que vous n’êtes pas parfait… et c’est parfait ainsi!

Nous sommes donc tous parfaits puisqu’imparfaits! Bref! Vous voyez où je veux en venir! Ça n’a ni queue ni tête! Ce mot aurait pu être inventé par des gens futés qui ont voulu vous faire croire à un moment donné que… vous n’étiez pas à la hauteur… Pas de taille à continuer… Mais c’est faux!

Alors, retroussez-vous les manches, et avancez la tête haute! Sans vous, laissez abattre par les jaloux et les envieux de ce monde… Sans vous laisser atteindre par les commentaires désobligeants de vos parents, de vos amis, de vos collègues et des étrangers qui meublent votre vie sociale… Il y aura toujours des gens qui ne sont pas contents! Ça fait partie du concept! Ils sont malheureux, ne soyez donc pas le bouc émissaire qu’ils recherchent afin de se donner de l’importance… Vous valez mieux que ça et vous avez mieux à faire. Par exemple, vous vous occupez de vous-même et êtes heureux… Faire de son mieux, c’est reprendre sa vie en main. C’est choisir d’avancer  en étant fier de la personne que l’on est.

‘’On mesure la force d’un individu non pas au nombre de fois qu’il tombe, mais plutôt au nombre de fois qu’il se relève!’’

NE POINT JUGER

Alors! Vous faites de votre mieux? Super! Vous êtes maintenant familier avec le point # 1 qui est d’être en mesure de dire ‘’stop’’ et de passer en revue vos états d’âme et vos émotions, de les accueillir et d’accepter ce qui se passe dans votre vie! Vous avez également été introduit au point #2 qui vous met devant la glace et vous force à reconnaître que vous êtes ce que vous êtes et qu’il n’en tient qu’à vous d’être la version ‘’revue et corrigée’’ de votre propre personne. Un jour à la fois, vous faites de votre mieux. Cela ne signifie pas que vous ne faites rien, mais plutôt que vous êtes en mesure de laisser chacune de vos actions être guidé par une intention positive. Sachez que vous êtes responsable de votre vie et non pas coupable. Et surtout, rappelez-vous que vous êtes la personne la plus importante de votre existence.

On en vient au dernier point. Ne point juger. Oui. Le non-jugement a joué un rôle prépondérant dans mon cheminement personnel. Il occupe une place primordiale voir fondamental dans mon quotidien, car c’est grâce à ce précepte ‘’yogique’’ que j’arrive aujourd’hui non seulement à m’accepter telle que je suis avec mes défauts et mes qualités, mais surtout, que j’arrive à comprendre et à accepter l’incompréhension profonde de l’autre face à ma personne et mes choix personnels…

Le jugement. C’est quoi? J’ai trouvé que le meilleur point de vue sur la question étant donné notre sujet d’aujourd’hui était celui de la philosophie. On dit que le jugement est une pensée qui décide de la valeur de quelqu’un ou de quelque chose. En gros, en nous jugeant, les gens nous apposent une valeur, un prix. Et ça, ça ne laisse pas indifférent. Ça blesse, ça fait mal. En pensant à ce mot, beaucoup d’images me viennent en tête. Des souvenirs, pas les plus beaux… Mais aussi d’autres, plus joyeux qui ont été possibles quand j’ai compris que je pouvais faire quelque chose pour lutter contre le jugement dans ma vie.

Il n’est pas question ici de lutter contre le jugement envers soi. Changer l’autre relève de la mission impossible (et inutile! Quelle perte de temps et d’énergie!) Non… Lutter contre le jugement, ça commence chez soi! Et une fois qu’on arrive à réaliser à quel point on juge l’autre… on réalise que c’est un schéma, un miroir que l’on reproduit tous et que l’on se renvoie comme une balle de ping-pong (tennis de table, pardon!).

Commencez par observer vos comportements dans le quotidien le plus banal. Chez vous, mais aussi au travail… avec vos collègues, clients, avec vos amis, et même avec les étrangers que vous êtes amenés à côtoyer ne serait-ce que cinq minutes, à la pharmacie, à la Boulangerie…

Si vous arrivez à identifier à la fin de la journée le nombre de fois que vous avez pu juger l’autre, en vous rappelant chaque événement, chaque anecdote… Vous comprendrez que cette action a non seulement un effet néfaste pour l’autre, mais pour vous également.

Juger, c’est condamner… Je suis convaincue que nous sommes tous des êtres soucieux de faire le bien pour nous et pour notre entourage, et surtout, je pense fondamentalement que nous sommes tous bons en dedans… Même les plus frustrés et les plus grincheux d’entre nous…

Je sais. Je vous entends déjà crier haut et fort, en parlant des voleurs, des tueurs et des violeurs… Là n’est pas la question. Les autres sont ce qu’ils sont et ils en sont responsables. Ça leur appartient a eux. Pas a vous… En faisant un travail sur soi, en s’efforçant de reconnaître combien de fois on juge l’autre peu importe pourquoi, on prend conscience de l’impact que cela a sur nous et sur autrui, et lentement, progressivement, on s’améliore. Comment? En mettant l’emphase sur ce que les autres ont en communs avec vous, un cœur.

Vous voyez quelqu’un s’énerver, être disgracieux, vous pouvez rouler les yeux, siffler, le regarder froidement… ou vous pouvez chercher son regard, et lui sourire… Si ça vous effraie d’entrer en contact avec l’autre… pour commencer, vous pouvez simplement amener votre attention sur la zone du chakra du cœur de cette personne, et y envoyer de l’amour… Tout simplement… En pensée, comme les bisounours (je sais… c’est fou, mais ça marche!) Les transferts d’énergies sont réels, et fiez-vous à moi, mieux vaut être celui qui donne, que celui qui se fait vampiriser son énergie… Car c’est ce que le jugement et les comportements violents ont comme incidence… ils nous vident! Alors, soyons plus doux, soyons nous… et luttons contre le jugement avec amour et bienveillance…

Travailler sur l’acceptation, faire de mon mieux et m’efforcer de rester dans le non-jugement, même quand les autres vous condamnent froidement, c’est ce qui m’a permis de remonter la pente. C’est ce qui m’a permis de lâcher-prise.

Aujourd’hui, je regarde loin devant moi avec un sourire au coin des lèvres. Je ne suis pas parfaite. J’ai fait le ménage dans mon entourage, et au fond de moi, je sais ce que je vaux et je sais où je m’en vais.

J’espère que ce témoignage accompagné de conseils basés sur une expérience vécue vous aidera à traverser vos épreuves ou du moins, vous donnera matière à réflexion.

En vous souhaitant un très beau mois de décembre, célébrez cette fin d’année avec joie, faites la paix avec ce qui a été et soyez confiant pour ce qui s’en vient!

C’est à vous de jouer!

Namasté

Stéphanie

 

Passionnée, dégourdie, curieuse et rêveuse, Stéphanie s’intéresse au yoga dès l’adolescence et adopte cette pratique ancestrale qui devient dès lors son mode de vie. Massothérapeute depuis 2003, mais également Bachelière en gestion et design de la mode à l’École Supérieure de mode de Montréal, elle travaille pendant quelques temps dans l’univers de la mode avant de faire le grand saut! En 2010, après 10 ans de pratique personnelle en yoga, elle entame une formation en enseignement du Hatha et Vinyasa Yoga auprès de Sylvie Tremblay : Fondatrice et directrice du centre Yoga Sangha à Montréal. Certifiée en 2011, elle enseigne à Montréal chez Nautilus Plus ainsi qu’au Studio Bliss et à Laval, au Centre Yoga Santé. Elle prend part à des cours communautaires chez lululemon athletica et offre également des cours en privé. Elle poursuit sa quête chez Resource Yoga en 2012 et entame une formation en Yoga thérapie. À l’automne 2013, elle quitte Montréal pour les Alpes françaises où elle met sur pieds sa propre association à l’Alpe d’Huez : YOGA LOVE. Amoureuse du mouvement, de l’anatomie, de la santé et de la nutrition, mais également des mots et de l’écriture, Stéphanie touche à tout : Bloggeuse, massothérapeute, coach en alimentation, enseignante de yoga (hatha, vinyasa, yoga thérapie et SUP yoga) Stéphanie n’a qu’une seule envie, partager sa passion pour le yoga avec tout le monde!

1 commentaire

  1. Letizia

    7 décembre 2016 à 4:44

    Super article, très touchant et en résonance avec ce que je vis. Pas facile de lâcher prise, même quand on est dans une pratique de yoga ou autre, même quand on pense connaitre la théorie. Super. Merci

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