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« Biendisance » & gentillesse

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La gentillesse, hier suspecte et moquée, reprend ses lettres de noblesse, séduisant un plus grand nombre de personnes, voire d’entreprises, qui y voient l’avenir d’une société fondée sur l’entraide et la coopération . Voilà de quoi nous réjouir. Ses bienfaits sont si profonds en termes de santé et de bonheur qu’il faudrait que cette vertu soit pratiquée au quotidien tout au long de l’année, ce que recommandent les rasayanas du comportement de l’Ayurvéda. Les rasayanas du comportement visent le mieux-être. Comme de nombreuses autres traditions, la tradition védique conseille de dire du bien d’autrui. De plus en plus de voix s’élèvent pour valoriser la gentillesse et les nombreuses formes qu’elle peut revêtir, de l’altruisme à la générosité en passant par la solidarité.

Le moine bouddhiste Matthieu Ricard, auteur de « Plaidoyer pour l’altruisme, la force de la bienveillance », est une de ces voix. N’oublions pas non plus celle des milliers de bénévoles anonymes qui travaillent dans le monde caritatif. Par leur engagement, ils expriment cette qualité qui contribue à donner du sens à leur vie. Que ceux qui prétendent que la gentillesse n’a pas sa place dans nos sociétés modernes sachent que les pensées et les comportements négatifs augmentent le rythme cardiaque, la pression artérielle ainsi que le niveau de stress.

La gentillesse peut s’exprimer dans les mille et une situations de la vie courante. Aider une personne en état de souffrance, rendre service à un voisin ou simplement sourire peut suffire à diminuer le stress. La psychologie reconnaît que cette qualité est innée chez les très jeunes enfants. « Dès les premières heures suivant leur naissance, les bébés réagissent à la détresse de congénères en pleurant », explique à ce sujet Jacques Lecomte, docteur en psychologie.

Chez les adultes, l’imagerie médicale montre que lorsque nous sommes généreux, nous sécrétons plus de sérotonine, l’hormone de la bonne humeur. Résultat ? Les zones de satisfaction de notre cerveau s’activent. Jean Jacques Rousseau avait donc raison quand il affirmait que « l’homme est naturellement bon ». Plusieurs études confirment que les bonnes actions et le bien-être vont de pair.

Chez un groupe de bénévoles, il a été constaté une meilleure qualité de vie, une meilleure estime de soi et moins de signes de dépression. Le cerveau fonctionne mieux, ainsi que l’a montré le docteur Richard Davidson, neuro-scientifique de l’Université du Wisconsin-Madison, reconnu pour ses recherches sur les effets de différentes techniques de méditation sur le cerveau.  Après deux semaines d’entraînement méditatif sur l’empathie, il a constaté des connexions entre le cortex préfrontal et d’autres régions du cerveau liées à la compassion.

Dans une autre étude, présentée lors du dernier World Economic Forum de Davos en Suisse, le docteur Richard Davidson a expliqué qu’une somme de 100 $ avait été donnée à deux groupes de personnes. Le premier a reçu l’instruction de dépenser cet argent à son profit, le second au profit exclusif d’autres personnes. À la fin de la journée, les chercheurs ont mesuré les changements au niveau du bonheur de tous les participants. Le groupe qui a donné les 100 $ à autrui a obtenu de bien meilleurs scores de bonheur que l’autre groupe.Que la science moderne s’intéresse à une valeur telle que la gentillesse est une excellente chose. Elle valide les conseils des plus grands sages de la tradition védique qui recommandent de dire du bien des autres !

Au début des années 70, en réponse à une question qui lui était posée, le sage indien Maharishi Mahesh Yogi a expliqué l’importance de dire du bien des autres, rappelant que la parole révèle la pureté de notre cœur et de notre esprit. La question posée était la suivante : « Maharishi, dans votre commentaire sur la Bhagavad-Gita , vous dites « Ne pas chercher l’erreur et ne pas parler des défauts des autres est considéré comme une nécessité essentielle à la réalisation de Dieu et à la libération de la servitude. Quand un homme parle des défauts des autres, il participe aux péchés de ceux dont il parle ». Comment se fait-il que parler des erreurs et des défauts des autres puisse ralentir notre progrès et influer sur notre système nerveux ? Quels sont les mécanismes impliqués ?  La réponse de Maharishi a été en substance la suivante. « Ce qui sort de nous à l’extérieur a été d’abord à l’intérieur. Si les maux de quelques personnes trouvent à s’exprimer à travers nous, cela signifie que ces maux étaient enregistrés en nous. Ce qui sort de nous indique la structure de notre cœur, de ce qui est contenu à l’intérieur. Si quelqu’un ne dit jamais de mal des autres, cela signifie qu’il a un cœur pur, qu’il n’y a rien de mauvais en lui. Si quelqu’un fait quelque chose de mal, pourquoi devrais-je porter son erreur en y pensant, en me la rappelant, et donc en la maintenant dans mon cœur ? Si j’en parle, cela signifie que j’ai conservé quelque chose de ce mal en moi. Alors, mon cœur n’est plus pur. »

Dire du mal des autres consiste à transplanter le mal de leur cœur dans notre cœur, de leur esprit dans notre esprit, et laisser cette influence grandir en nous jusqu’à ce qu’elle s’extériorise. Elle s’exprimera de nombreuses fois. Ce processus enchaîne l’évolution et nous tire vers le bas. C’est pourquoi, parmi toutes les choses qu’il enseigne à son disciple, le seigneur Krishna dit à Arjuna : « je sais que tu mérites cette connaissance de la liberté, parce que je n’ai su de toi aucun mal de quiconque ». Si vous n’avez dit aucun mal de quiconque, cela signifie que vous n’avez aucun mal dans votre cœur. C’est une indication.Ne pensons jamais à mal des autres, parce que si quelqu’un a fait du mal, pourquoi devrions-nous l’apporter à notre cœur et rendre notre cœur impur ?

Rappelez-vous ce proverbe : « les oiseaux du même plumage volent ensemble »

Franco-Indo-Canadienne Catherine Agostini considère depuis sa jeunesse la vie comme un laboratoire. Elle a une feuille de route avec des destinations aux quatre coins du globe, et a vécu en Europe, en Océanie, en Asie, a nomadisé avec les Touaregs du Sahara et fait escale au Canada. En chercheuse, elle a opté pour un parcours atypique et multidisciplinaire qu'elle considère comme un atout: ayant une formation d’agent de voyage, elle a d’abord enseigné la vente et la production du voyage, elle est guide spirituel Asie, instructeur d’Arts Martiaux, alpiniste chevronnée (Licancabur, Kilimandjaro, Cotopaxi), pilote ULM, elle a enseigné dans un bidonville en Inde, puis a travaillé́ à un haut niveau dans le monde de la course automobile (Championnat du Monde des Rallyes et responsable du Media Center du Grand Prix de F1) Ébranlée par un deuil , son cœur se brise, mais c’est son cœur de pierre qui se brise pour laisser émerger un cœur plus humain. La mort la propulse dans la vie... La voyageuse au long cours met alors le cap sur le plus fabuleux voyage, le Voyage Intérieur, un voyage vers l´expansion de la conscience, où elle apprend à aimer l´ombre autant que la lumière. Depuis cet éveil elle se découvre une vocation: être Passeur de Vie, pour plus de chaleur, de compassion et d´Amour et accompagne la vie jusqu'à la mort dans une unité de soins palliatifs, ainsi que les femmes incarcérées afin de briser "le syndrome de la porte tournante "dans le cadre de la réinsertion. Riche d'une expertise de plus de 15 ans, d'un savoir-faire et d'un savoir- être elle est Fondatrice et Directrice de Latitude bien- Être, une entreprise de ressourcement (www.latitudebienetre.org), elle est coach/ conférencière, rédactrice bloggeuse, en processus d’écriture elle est enseignante Yoga Nidrâ et Méditation, lectrice praticienne des dossiers akashiques, et thérapeute énergétique dans la tradition shinto. Son cœur l'appelle à se tourner vers l'autre, car aller à sa rencontre est toujours source d'enrichissement réciproque et créatif. «On a deux vies et la deuxième commence quand on se rend compte qu'on en n'a qu'une.» - Confucius.

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